mardi 22 décembre 2015

Un pays au siècle des nationalités

Nous sommes un témoignage.

MARIA CHAPDELAINE, LOUIS HÉMON


Nous pourrions emprunter à sir Wilfrid Laurier sa fleur de rhétorique (1) et avancer à rebours que si notre siècle semble celui de la «trudeauisation des esprits(2)», le XIXe fut sans conteste celui des nationalités. Parce que le rationalisme et l'universalisme des Lumières s'avèrent trop abstraits, les cultures nationales furent alors les moyens particuliers par lesquels la civilisation s'est historiquement réalisée(3). Une nation substantielle assoit sa cohésion sur une mémoire commune et une volonté de vivre ensemble, professait Ernest Renan en Sorbonne (4). Elle est souvent le seul bien du pauvre. «La chaleur est en bas», notait Jules Michelet (5). Les élites du Québec de la «survivance», François-Xavier Garneau en tête, en étaient elles aussi convaincues. En réponse au libéralisme britannique triomphant du Rapport Durham, les successeurs des Patriotes écrasés en 1837-1838 exhortèrent les leurs à ne pas déserter. Il fallait durer, s'emparer du sol et on évoqua même une reconquête. Comment ces chefs insufflèrent-ils un goût de l'enracinement à une masse en voie de prolétarisation attirée par la Nouvelle-Angleterre? Deux récits de Saint-Donat-de-Rimouski écrits par des intelligences de premier plan, Joseph-Charles Taché et Arthur Buies, reflètent l'affirmation nationale sous le régime de l'Union et au début de la Confédération. Les auteurs s'ingénièrent à raccrocher le Canadien français au seul endroit où il peut être chez lui.

Le Mont Comi entra dans la légende avec Joseph-Charles Taché

J.-C. Taché
Photo: Wikimedia Commons, Domaine public


«[L]a première personnalité bas-laurentienne d'envergure nationale(6)» naquit à Kamouraska au sein d'une famille de notables. Le jeune Joseph-Charles Taché (1820-1894) s'installa plus tard à Rimouski pour y pratiquer la médecine. En ce lieu excentrique et difficile d'accès, «où huit ou neuf signataires de pétitions sur dix se content[aient] d'apposer une croix(7)», «le plus universellement érudit des Canadiens(8)» se trouva en situation d'autorité. Il gagna l'opinion et se fit élire député à l'Assemblée législative du Canada-Uni dès 1847. Son étoile pâlit quand, portant haut l'orgueil de sa race, il signifia son opposition farouche à l'abolition de la tenure seigneuriale. Afin de s'épargner l'humiliation d'une défaite électorale à peu près certaine, Taché se retira à l'hiver 1856-1857. Le touche-à-tout tâta bien du journalisme, mais «son patriotisme l'orient[a] [...] vers l'édification d'une littérature nationale(9)».

L'homme suivit la piste des gens qui eurent tôt fait de le fasciner. Le médecin visita plusieurs fois les chantiers forestiers à l'arrière de Rimouski et les défricheurs établis en un chapelet de petites agglomérations sur les côtes de l'estuaire du Saint-Laurent. Il alla également à la rencontre des Amérindiens qui, à cette époque, venaient encore camper à l'embouchure des principales rivières de la région. «[Ce] précurseur [...] [coucha sur papier] des jalons qu'il ne faut pas négliger [...] Attentif à la transmission orale, il a su cueillir une série de contes et légendes témoignant de la perception qu'entretenaient ses contemporains de la vie de leurs ancêtres.(10)» Récits combien épiques pour nous! Il en tira le plus considérable et le plus connu de ses ouvrages: Forestiers et Voyageurs. Publiée en 1863 dans Les Soirées canadiennes, périodique qu'il avait lui-même fondé à Québec deux ans auparavant, «l'étude de moeurs» sera lue par des générations de Bas-Laurentiens.

Illustration de la couverture: Cornelius Krieghoff, Tête d'habitant,
Musée McCord, M967.100.11.
Source: Les Éditions du Boréal

Dans le chapitre intitulé «Le feu de la baie», Taché rompt subitement la fiction et entraîne son héros, le Père Michel, dans l'une de ses nombreuses digressions où, s'érigeant en témoin oculaire, il livrait son savoir:
C'est une singulière créature que la baleine. Il y a pourtant eu un temps où ces masses vivantes se promenaient dans l'endroit même où nous sommes, un temps où presque tout le pays était sous l'eau et faisait partie de la mer; car j'ai vu des os de baleine sur le Mont-commis [sic], en arrière de Sainte-Luce. C'est un crâne de baleine qui est là; il est situé dans une petite coulée sur le flanc de la montagne, à environ mille pieds au-dessus du fleuve. Je l'ai vu de mes yeux, et je ne suis pas le seul qui l'ait vu et touché; et puis tout le long de la côte, dans les champs, vous pouvez déterrer des charges de navires d'os de baleines(11).

Originaire de la municipalité voisine de Saint-Gabriel, l'arpenteur-géomètre Marcel LeBlanc (1923-2002) fit des recherches sur le Mont Comi, aussi appelé Mont Camille, et leva le voile sur cette histoire pittoresque:
[Le légendaire Alexandre, dit Piton, Lavoie (1819-1894)] aurait, au début des années 1840, déposé des quartiers de viande de baleine sur le Mont Camille pour nourrir ses chiens ou attirer les bêtes qu'il désirait piéger. Il faut dire qu'[il] occupait comme trappeur une bonne partie des hauteurs à l'arrière de la montagne et [...] il jouait constamment d'astuce pour protéger son territoire. Le jour où il amena son patron [l'arpenteur Augustus-Télesphore] Bradley sur le «dôme» de la montagne pour lui montrer des «coquillages», des squelettes de poissons et surtout des ossements de baleine, l'arpenteur fut émerveillé de ces preuves irréfutables du déluge dont il est question dans la Sainte Bible. La nouvelle de cette découverte extraordinaire s'étant répandue dans le village de Rimouski, le député du comté, le Dr Joseph Charles Taché, monta lui-même avec Bradley pour se faire indiquer les précieux vestiges(12).

«La recherche des origines de l'humanité va rester pendant longtemps le but de toute recherche dans les sciences humaines.(13)» L'important pour nous n'est point que Taché eut tort de remonter au déluge. Son oeuvre, mettant en valeur un patrimoine immatériel, contribua à dessiner les contours «d'une mémoire à l'image de la collectivité(14)».


Arthur Buies à Saint-Donat, le génie d'une littérature de colonisation

Arthur Buies
Photo: Wikimedia Commons, Domaine public

L'idéologie du mouvement de colonisation, entreprise à laquelle un franc-tireur consacra bientôt ses talents, représentait l'une des manifestations les plus visibles de la pensée nationaliste. Avant de devenir le nom d'un boulevard du quartier Saint-Pie-X à Rimouski, Arthur Buies (1840-1901), métis de père écossais et de mère canadienne-française, exerça le journalisme. Radical, pamphlétaire, férocement anticlérical, l'écrivain contestataire dut sa subsistance à l'amitié du curé Labelle qui le fit nommer... fonctionnaire! C'est ainsi que ce singulier personnage exposa le 15 septembre 1890 dans un rapport détaillé au Premier ministre du Québec, Honoré Mercier, les progrès de l'agriculture et de la colonisation dans le haut-pays de Rimouski. Amoureux de la langue française, son style «contribu[a] le plus à donner sa profondeur historique et géographique à la littérature de promotion de la colonisation [...] Les descriptions qu'il a laissées de cette région compt[èrent] parmi les plus remarquables de son époque et [furent] de réels chefs-d'oeuvre d'observation et d'écriture», affirma le professeur Serge Courville(15).

«[U]ne littérature qui n'est pas utile, qui n'enseigne point, est une littérature perdue(16)», jugeait le «missionnaire». L'engagement d'Arthur Buies, en dépit d'une santé fragile et de la précarité de son travail dans la fonction publique, coulait de source:
[F]idèle [...] à l'idéologie de l'époque, il croyait, comme tous les intellectuels, que la colonisation non seulement arrêterait l'émigration vers les États-Unis, mais consacrerait l'occupation du territoire par les Canadiens français, minimisant ainsi les effets de l'immigration anglo-saxonne au Canada et permettant l'exploitation des vastes richesses naturelles(17).

Donatiens et Donatiennes communient aisément avec le décor planté en ces lignes voici 125 ans:
Le voyageur qui veut pénétrer dans l'arrière-pays du comté de Rimouski, et de là descendre à peu près parallèlement au fleuve, prendra de préférence la route dite de Saint-Anaclet, paroisse de l'intérieur, située entre Rimouski et Sainte-Luce; il suivra cette route, jusqu'à la cinquième concession de Saint-Anaclet,  tournera à gauche et s'engagera dans le chemin Neigette, qui le mènera jusqu'à la paroisse de Saint-Donat, située immédiatement en arrière de la paroisse de Sainte-Luce.
Sur presque tout ce trajet on suit, en s'en écartant de bien peu, la rivière Neigette, qui va se jeter plus loin dans la rivière Métis.
Ici on est entré en plein coeur de la région mamelonnée et onduleuse dont nous venons de parler.
Le pays est si accidenté, tout en bosses et en ravins, qu'on se demande comment l'homme a pu y pénétrer, y faire des chemins et s'y établir. On y voit des maisons, aussi bizarrement situées qu'il est possible de l'imaginer. Parfois il n'y a pas place, sur le même mamelon, pour la maison et ses dépendances; on aperçoit d'abord l'habitation sur une butte, puis la grange dans un ravin plus bas, en sorte que l'on découvre l'une après l'autre.
Cette région est si accidentée que mon conducteur ne peut s'empêcher de jeter ce cri: «La terre danse ici, monsieur, c'est un quadrille de la nature.» Aussi ne faut-il pas s'étonner si les côtes y succèdent aux côtes; tout le temps se passe à gravir et à descendre, et cependant ces côtes sont bien peu de chose en comparaison de celles que l'on trouve plus en arrière, entre les paroisses nouvelles de Sainte-Angèle, de Saint-Gabriel et de Saint-Marcellin.
En arrivant au village de Saint-Donat, les collines s'éloignent quelque peu et l'on entre dans une vallée où l'horizon s'élargit et où l'espace redevient libre. Le village en lui-même n'est pas considérable, mais en revanche les terres sont remarquablement fertiles.
On retrouve là les beaux champs de céréales qu'on se rappelle avoir vus dans les régions favorisées de la province; on remarque des essais d'horticulture, et une égalité d'aisance qui répand comme un parfum de bonne habitation sur tout le parcours du chemin(18).

L'émergence de l'esprit scientifique au XIXe siècle fit ressortir de plus en plus l'écart entre la légende et les faits. Dans sa deuxième Lettre sur le Canada parue en 1864, Buies écrivait: «Une vérité qui n'a pas été étudiée, controversée, soumise à toutes les investigations, n'est pas digne d'être appelée telle». Une vingtaine d'années plus tard, cet idéal de jeunesse résonna encore. Chez lui le voltairien qui pourfend l'obscurantisme n'est jamais loin:
Avant de quitter Saint-Gabriel, jetons un coup d'oeil à notre droite sur le fameux mont Comis [sic], qui a une altitude de deux mille trente six [sic] (2,036) pieds au-dessus du niveau du fleuve et auquel se rattachent de nombreuses traditions, qui mériteraient d'être vérifiées par une étude scientifique approfondie; entre autres, on y avait découvert jadis des ossements de baleine, des coquillages et des squelettes de poissons divers, mais ces ossements n'ayant pu être retrouvés à la suite de quelques tentatives, plus ou moins sérieuses, sont restés à l'état de tradition. Cette tradition, néanmoins, est persistante(19).

Puis, sans transition aucune, nous retrouvons le passionné de géographie et propagandiste du ministère de la Colonisation:
Le mont Comis [sic] est situé entre Saint-Donat et Saint-Gabriel. En le regardant attentivement, on ne tarde pas à découvrir une sorte de dépression dans sa couronne. C'est dans cette dépression que repose, entre des flancs granitiques, un fort beau lac de quinze à vingt arpents de longueur et d'une profondeur inconnue. Est inconnu également le débouché du lac; on suppose qu'il a lieu par quelques crevasses souterraines, et que par là ses eaux s'écoulent dans un deuxième lac que l'on a également constaté à mi-hauteur de la montagne. Le lac supérieur est absolument dépourvu de poisson, tandis que le deuxième en contient abondamment. À la base du mont Comis [sic], du côté sud, on trouve sept autres lacs, que les plus hardis et les plus véridiques des pêcheurs s'accordent à reconnaître comme le merveilleux séjour des meilleures truites qui existent et qui existeront jamais dans notre province (20).

Gilles Sénécal écrivit finalement à propos de ce genre monographique:
On en vient ainsi à doter le Québec d'une sorte de carte mentale des différentes régions de colonisation [...], qui [...] reproduisent une image durable du Québec. Ainsi naît une façon de parler le Québec (21). 

Le miroir de notre condition

«L'homme, messieurs, ne s'improvise pas.(22)» Au lendemain des premières révolutions démocratiques, le XIXe siècle vit s'affirmer une nation plus culturelle. Sous le régime de l'Union et au début de la Confédération, alors que l'industrialisation au sud de la frontière poussait à l'exode un peuple «sans histoire ni littérature (Lord Durham)», on a aiguisé le sentiment d'appartenance et donné corps au pays. Il en va ainsi de notre vieille montagne qui n'était qu'un repère utile aux navigateurs du Saint-Laurent avant le passage de Joseph-Charles Taché et d'Arthur Buies.

Voilà exposé devant nous, hypermodernes, un héritage difficile à actualiser. La mondialisation néolibérale, en plus d'«abolir» les distances, fragilise les solidarités. Le réservoir de traditions s'épuise. Le territoire national ploie sous la logique du système homogénéisant. Saint-Donat-de-Rimouski épouse les traits d'une banlieue-dortoir. Si nous ne prenons garde à ce modèle de l'homo oeconomicus, notre contrée risque de déchoir jusqu'au statut d'un simple point sur Google Maps!

Nous souffrons aujourd'hui de la comparaison avec les belles plumes du siècle des nationalités. La «littérature migrante» enrichit une province, mais comment justifier que nos intellectuels ne sensibilisent un Philippe Couillard au(x) pays du Québec? La «question du Québec» embrasse la tension séculaire entre centralisation et décentralisation(23). L'enjeu dans son ensemble, éminemment politique, attise les passions. Les épithètes fusent de part et d'autre de la fracture idéologique. Les progressistes flairent le repli identitaire des «néo-réacs». Les conservateurs accusent la «bien-pensance» d'une nouvelle peur: l'oikophobie(24). La lecture de Taché et de Buies aide à habiter le monde. Tous deux grands voyageurs, ils rappellent en quelque sorte une évidence: la découverte de l'Autre renvoie à la connaissance de soi et sa propre finitude.

Notes et références:
(1) Premier ministre canadien de 1896 à 1911, il prophétisait le 18 janvier 1904: «Le XIXe siècle a été celui des États-Unis. Je pense que nous pouvons affirmer que c'est le Canada qui envahira le XXe siècle».
(2) Idéologie chartiste qui consiste à dépolitiser les enjeux en les enchâssant. Éric Bédard, «La trudeauisation des esprits», texte en lien avec le séminaire de la Chaire MCD du 19 avril 2011.
(3) Joseph Yvon Thériault, «Préambule. Cosmopolitisme et petites sociétés», dans Jacques L. Boucher et Joseph Yvon Thériault, dir., Petites sociétés et minorités nationales. Enjeux politiques et perspectives comparées, Sainte-Foy, Presses de l'Université du Québec, 2005, p. XIV-XVI de même que «La culturalisation de la nation», dans Joseph Yvon Thériault, Critique de l'américanité. Mémoire et démocratie au Québec, 2e édition, Montréal, Québec Amérique, 2005, p. 324-332.
(4) Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation?, [s.l.], Mille et une nuits, 1997 (Conférence prononcée en Sorbonne le 11 mars 1882), Coll. «Mille et une nuits», no. 178, p. 31.
(5) Jules Michelet, Le Peuple, 3e édition, Paris, Hachette/Paulin, 1846, p. 164.
(6) Jean-Charles Fortin et Yvan Morin, «La structuration d'une société», dans Jean-Charles Fortin, Antonio Lechasseur et al., Histoire du Bas-Saint-Laurent, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, Coll. «Les régions du Québec», no. 5, 1993, p. 308.
(7) Paul Larocque, «Une région de peuplement (1790-1855)», dans Paul Larocque, dir., Rimouski depuis ses origines, Rimouski, Société d'histoire du Bas-Saint-Laurent et la Société de généalogie et d'archives de Rimouski, en collaboration avec le GRIDEQ, 2006, p. 123.
(8) Henri-Raymond Casgrain (1831-1904), cité par Julien Goyette et Claude La Charité, dir., Joseph-Charles Taché polygraphe, Québec, Les Presses de l'Université Laval, Coll. «Cultures québécoises», 2013, p. 1.
(9) Jean-Guy Nadeau, «Taché, Joseph-Charles», dans Dictionnaire biographique du Canada, vol. 12, Université Laval/University of Toronto, 2003, [En ligne] http://www.biographi.ca/fr/bio/tache_joseph_charles_12F.html (Page consultée le 19 juillet 2014). Voir également Antonio Lechasseur, «Joseph-Charles Taché, député de Rimouski», Revue d'histoire du Bas-Saint-Laurent, vol. 1, no 3, décembre 1974, p. 17-20.
(10) Paul Larocque, «Le Bas-Saint-Laurent, une région au passé mieux connu», Revue d'histoire du Bas-Saint-Laurent, vol. XIX, no. 1, Janvier 1996, p. 3.
(11) Joseph-Charles Taché, Forestiers et Voyageurs. Moeurs et légendes canadiennes, Montréal, Boréal, 2002 [1863], Coll. «Boréal compact», no. 137, p. 81.
(12) Marcel LeBlanc, «Mont Commis ou Mont Camille?», Revue d'histoire du Bas-Saint-Laurent, vol. XIV, no. 2, juin 1991, p. 10.
(13) Jean Servier, L'ethnologie, Paris, Presses universitaires de France, Coll. «Que sais-je?», no 2312, 1986, p.80.
(14) Fernand Dumont, Genèse de la société québécoise, 2e édition, Montréal, Boréal, Coll. «Boréal compact», no 74, 1996, p. 317.
(15) Serge Courville, Immigration, colonisation et propagande. Du rêve américain au rêve colonial, Sainte-Foy, MultiMondes, 2002, p. 606.
(16) Arthur Buies, cité par Francis Parmentier, «Buies, Arthur», Dictionnaire biographique du Canada, vol. 13, Université Laval/University of Toronto, 2003, [En ligne] http://www.biographi.ca/fr/bio/buies_arthur_13F.html (Page consultée le 10 août 2014).
(17) Ibid.
(18) Arthur Buies, Les comtés de Rimouski, de Matane et de Témiscouata: exploration spéciale, [Québec?: s.n], 1890, p. 6-8 (Document disponible en libre accès sur le site Nos Racines au: www.ourroots.ca/f/toc.aspx?id=1903 (Page consultée le 13 juillet 2014).
(19) Ibid., p. 25.
(20) Ibid., p. 25-26.
(21) Gilles Sénécal, «Les monographies des régions de colonisation au Québec (1850-1914): genre et tradition géographiques. École nationale?», Cahiers de géographie du Québec, vol. 36, no. 97, avril 1992, p. 51, cité par Jean-Charles Fortin et Yvan Morin, «La structuration d'une société», dans Jean-Charles Fortin, Antonio Lechasseur et al., Histoire du Bas-Saint-Laurent... op. cit., p. 341.
(22) Ernest Renan, Qu'est-ce qu'une nation?, op. cit., p. 31.
(23) Nathalie Lewis, «Entre centralisation et décentralisation. Une tension loin d'être inédite», Le Mouton NOIR, vol. 20, no 4, mars-avril 2015, Disponible en ligne au http://www.moutonnoir.com/2015/03/une-tension-loin-d (Page consultée le 8 juin 2015).
(24) «Ce néologisme [...] signifie ''haine de la maison natale [oikos en grec], et la volonté de se défaire de tout le mobilier qu'elle a accumulé au cours des siècles'' (Antoine Robitaille, «Bolduc à l'éducation. Ambiance oikophobe», Le Devoir, 15 mai 2014). » «C'est Antoine Robitaille qui a lancé le mot dans le paysage médiatique [québécois] dans un éditorial paru le 15 mai dans Le Devoir. Il cite  le concept utilisé par Alain Finkielkraut dans L'identité malheureuse - concept que lui-même emprunte au philosophe anglais Roger Scruton - pour s'interroger sur la décision de l'ineffable ministre Bolduc d'annuler l'appel d'offres pour la création de chaires de recherche en matière de langue et d'identité au nom des ''vraies affaires'' (Robert Laplante, «Oikophobie et déportation de soi», Les Cahiers de lecture de L'Action nationale, vol. 8, no. 3, été 2014, p. 3).»


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